La fourmi jaune des prairies, à rechercher en mars !

Lasius flavus (Fabricius, 1782)

Bien que commune en France, la fourmi jaune des prairies est une espèce assez discrète. En effet, contrairement à d’autres espèces, son mode de vie est endogé (souterrain). Lasius flavus sort rarement de sa fourmilière et se contente de prélever le miellat des pucerons qu’elle élève sur les racines des herbacées.

lasius flavus
Ouvrière de Lasius flavus déplaçant un cocon de soie
Cliché pris par Clément Gouraud, 2016, Dives-sur-Mer (14)

Dans son milieu, on peut la confondre avec d’autres espèces proches. Il est donc nécessaire de prélever quelques individus ou de faire une photo de qualité permettant de voir si les joues sont dépourvues de poils hérissés.

Ses milieux

Cette petite fourmi établit des colonies populeuses dans les milieux généralement frais voire humides. On la retrouve ainsi sur les abords herbacés des zones humides, dans les prairies pâturées, dans les jardins, sous les pierres ou le bois mort.

lasius flavus 2

Période d’activité

Comme la plupart des fourmis bâtisseuses, cette espèce s’active à maçonner un nid au printemps. En effet, cette époque de l’année réunit les conditions climatiques propices pour édifier les monticules terreux (humidité et chaleur). De la fin du mois de mars au mois de juin, les fourmis jaunes des prairies sont facilement détectables dans les milieux herbacés favorables.

Comment l’observer

Son dôme de terre trahit généralement sa présence et il suffit simplement de gratter la surface de l’édifice pour voir les ouvrières défendre timidement leur colonie. L’unique observation de dômes ne suffit généralement pas à déterminer l’espèce. D’autres espèces sont également des bâtisseuses comme la très commune fourmi noire des jardins : Lasius niger.

Dômes de Lasius flavus au pied d’une clôture
Cliché de E. Volette, 2016, Castillon-en-Auge (14)

Télécharger la fiche de Lasius flavus au format PDF

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

 

Le Cul brun, à observer en février !

Euproctis chrysorrhoea (Linnaeus, 1758).

Le Cul brun doit son nom vernaculaire à la couleur sombre de l’extrémité de son abdomen. L’imago a les ailes blanches ponctuées de quelques taches brunes. En janvier, ce n’est pas le papillon que nous vous proposons d’observer mais son "nid" ! En effet, pour affronter la saison froide, les petites chenilles tissent un nid collectif de soie blanchâtre entrelacée de feuilles mortes et de petites branches de la plante hôte, souvent un prunellier ou une aubépine.

euproctis chrysorrhoea

De gauche à droite, cliché de Bruno Oger, le 5 février 2017, Guémené-Penfao (44) et cliché de Jean-Pierre Favretto, le 5 mai 2015, Le Bignon (44).

Ses milieux

Le Cul brun fréquente toutes sortes de milieux. Il a su s’adapter aux paysages ruraux modelés par l’homme, notamment les haies du bocage.

Période d’activité

Les nids sont formés dès le mois de septembre. En février, les chenilles sont au repos à l’intérieur. Elles ne commenceront à s’activer qu’avec l’éclosion des bourgeons.

Comment l’observer ?

Au mois de février, les nids de couleur blanche deviennent très visibles dans les haies bocagères le long des routes et des chemins. On peut confirmer l’identification en ouvrant le nid et en observant les toutes petites chenilles qui y logent. Chacune porte deux petites touffes dorsales de poils rouges bien visibles. Mais attention à opérer avec précaution, le nid et les chenilles portent des poils urticants pouvant provoquer de pénibles démangeaisons !

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Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

Les Procris de France

Eric Drouet vient de publier un ouvrage de 128 pages intitulé "Les Procris de France / French Forester Moths (Lepidoptera, Zygaenidae, Procridinae & Chalcosiinae)" aux éditions Roland Robineau. Cette publication rédigée en français et en anglais fait le point  de la connaissance sur les 14 espèces de Procris qui peuplent la France continentale. Son but est de permettre de déterminer avec exactitude, au moyen d’une clé de détermination partiellement illustrée, ces fameuses zygènes vertes si souvent absentes de vos inventaires et collections. Ce travail s’appuie sur plus de 15 ans de collecte d’information dans les collections publiques ou privées (450 contributeurs directs ou indirects), de vérification par les genitalia des exemplaires, pour aboutir à une cartographie nationale de chaque espèce, compilée par l'association GIRAZ-Zygaena.

procris

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Erratum du n° 24 de la Lettre de l'Atlas entomologique régional (Nantes)

Cette erreur avait échappé à la vigilance de la rédaction, une notice d’espèce ayant inexplicablement disparu entre la remise du manuscrit et la dernière relecture du numéro 24 de La Lettre de l’Atlas entomologique régional (Nantes). Sa découverte a été fortuite et a eu lieu – avec beaucoup de retard – au cours de la rédaction du compte-rendu de l’opération Rhopalocera 2015. L’auteur vous prie de bien vouloir l’excuser de cet oubli (GUILLOTON, 2010), dont la rectification est aujourd’hui effective sur ce site.

Ladoga camilla (Linné, 1763)
Le Petit Sylvain est lui aussi particulièrement abondant en 2007, bénéficiant d’un printemps particulièrement doux et ensoleillé propice au bon développement des chenilles sur les lianes de Chèvrefeuille Lonicera periclymenum. Les imagos sont vus dès le 24 mai et jusqu’au 1er août, représentant 60 pour cent des observations réalisées pendant les quatre années de l’étude. Le 13 septembre, un exemplaire frais éclos vole au milieu de nombreuses Cartes géographiques Araschnia levana sur les rives du canal de Nantes à Brest en lisière de forêt de la Groulaie.

erratum ladoga camilla

Référence bibliographique : GUILLOTON (Jean-Alain), 2010. – Prospection et cartographie des lépidoptères rhopalocères dans les carrés UTM WT95 et XT05 : deuxième état des lieux (2006-2009) et étude diachronique. La lettre de l’Atlas entomologique régional (Nantes), 24 : 1-23

 

La notion de biopatrimoine à l'épreuve en France

Christian Perrein a rédigé un chapitre intitulé "La notion de biopatrimoine à l'épreuve en France" dans l'ouvrage "Sciences et biodiversité, acteurs, enjeux, temporalités" paru en 2015 aux éditions L'Harmattan. Il autorise l'association Atlas entomologique régional (AER) à publier cet article sur son site internet. Qu'il en soit remercié.
Christian Perrein, auteur de la "Biohistoire des papillons, diversité et conservation des lépidoptères rhopalocères en Loire-Atlantique et en Vendée""Biohistoire des papillons, diversité et conservation des lépidoptères rhopalocères en Loire-Atlantique et en Vendée" est également président honoraire de l'AER.

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